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EDITO

Siège

FPMA

MAISON DU PROTESTANTISME

47, rue de Clichy

75311 Paris

 

Régions et paroisses

  • 6 régions
  • 37 Paroisses   

Qui est la FPMA? ÉVOLUTION DE LA FPMA

      Présentée par le Pasteur Jean A. RAVALITERA Président Synodal,
Président de la FPMA


      Quand j'ai soutenu mon travail de recherche en théologie sur le thème
« Dynamique et Pastorale d'une Église de langue étrangère. Cas de la FPMA »,
à la Faculté de Théologie de Montpellier en 1996, j'avais conclu : « La FPMA
n'est pas encore une Église mais elle est en passe de le devenir ».

      Je constatais à l'époque que la FPMA, après avoir passé de son statut d'aumônerie, créée en 1946 à Montpellier par un missionnaire (le Pasteur
Jean Frédéric VERNIER) afin de rassembler et donner des soutiens spirituels aux étudiants venus poursuivre leurs études supérieures en France et les
militaires malgaches restés en France après la Seconde Guerre mondiale, avec l'accord de la Conférence Intermissionnaire à Madagascar (qui deviendra plus
tard la Fédération des Églises Protestantes de Madagascar - FFPM-), était devenue tout simplement un lieu d'accueil, une sorte de «havre de paix» qui

permettait aux malgaches «aty an-dafy» (outre-mer) en mal d'acclimatation dese rencontrer, vivre un peu l'atmosphère du pays, se défouler après les
difficultés rencontrées dans la vie quotidienne. L'on sait que la religion peut être une fuite en avant pour échapper à la réalité. L'on se réunit pour

le culte en langue malgache, mais tout ce qui fait de l'Église une Église instituée n'était qu'improvisé au sein de la FPMA, sinon chacun veut
apporter sa touche personnelle conformément à ses habitudes avant de venirici en France ou en copiant ce que l'on retrouve dans les églises
françaises.

      Du côté de la relation humaine, tout allait bien car l'association répond à l'attente (d'autant plus qu'il y avait à l'époque davantage des
étudiants , très peu de familles expatriées. L'aumônerie catholique n'était pas encore repartie dans toutes les villes universitaires et par conséquent

il n'y avait qu'une communauté chrétienne malgache où se retrouvent tous les malgaches chrétiens toutes dénominations confondues dans la plupart des
villes). Certaines personnes qui ne fréquentaient pas les églises à  Madagascar étaient «évangélisées» depuis leur installation ici à l'étranger
et rejoignaient la communauté. Des anciens missionnaires rentrés en France faisaient partie intégrante de la communauté. Il ne se posait pas de
question dans les relations avec les Églises locales puisque la FPMA n'était qu'un «enfant» de la Fédération des Églises Protestantes de Madagascar et

vis-à-vis des Églises locales elle n'était qu'une communauté cultuelle  ethnique comme tant d'autres. On était loin de parler comme on le fait
actuellement des Églises Protestantes Françaises issues de l'immigration(GE2I).
      Mais il faut reconnaître que les choses ont évolué au fil des années. La FPMA était à la recherche de son identité.

      Beaucoup de protestants français se sont posés la question et continuent encore à la poser actuellement : «Pourquoi se regrouper en Église Malgache
et ne pas rester dans les Églises protestantes déjà existantes? » On reproche quelquefois à la FPMA de faire du prosélytisme parce qu'elle
«récupère» des ressortissants malgaches déjà engagés dans les églises protestantes locales pour constituer la plupart des membres de ses instances
dirigeantes. Si le double engagement d'un fidèle, dans une église déjà existante et dans la FPMA, ne pose pas du tout de problème pour des
responsables dans des paroisses locales des villes de province, pour certains cela les gêne. D'autant plus que certaines activités dans la FPMA,
comme par exemple les séances de prière et d'imposition de mains de la branche «Réveil» (Fifohazana), leurs paraissent suspectes et facilement
assimilées aux agissements des sectes. Mais c'est mal reconnaître les traditions et la spiritualité des églises protestantes malgaches que les
Malgaches expatriés s'efforcent de revivre partout où ils sont pour affronter l'indifférence aux activités religieuses à laquelle ils se
heurtent et pour édifier leur foi.

      L'ÉGLISE PROTESTANTE MALGACHE EN FRANCE (sigle FPMA, de son  appellation en langue malgache : FIANGONANA PROTESTANTA MALAGASY ATY
AN-DAFY, qui, littéralement, veut dire : ÉGLISE PROTESTANTE MALGACHE A L'ETRANGER) a célébré en 2005 son quarante cinquième anniversaire en tant qu'Église
instituée. Elle a reçu cette appellation de son Premier Synode National tenu en 1959 à Villemétrie (la célébration de l'anniversaire a été décalée d'une
année). Elle est une ASSOCIATION CULTUELLE régie par la loi de 1901 concernant les Associations et les lois respectives du 29 décembre 1905 et
du 7 janvier 1907 sur les Associations cultuelles. Sa création est reconnue officiellement par l'administration française selon la déclaration n°
62/1161 parue au Journal Officiel de la République Française (JORF) n° 57 du 3 mars 1963, page 2296. Cette reconnaissance officielle est confirmée par la
Déclaration n° 2091, parue à la page 1405, du JORF n° 13 de mars 2005. Son siège social est à la MAISON DU PROTESTANTISME, située au 47, RUE DE CLICHY,
75311 PARIS CEDEX 09.

 

Structure de la FPMA


      Dans son mode de Fonctionnement, la FPMA a adopté le régime presbytero-synodal et fonctionne en trois niveaux hiérarchiques :

  • Niveau National,
  • niveau Régional,
  • niveau Paroissial ou local.


      Au niveau national, le SYNODE NATIONAL (Synoda lehibe) tenu tous les deux ans constitue l'organe suprême de différentes structures dans la FPMA.
Il définit les orientations générales pour atteindre les objectifs de la FPMA. C'est lui qui prend les grandes décisions concernant la vie de la
FPMA. Le CONSEIL NATIONAL (Komity Maharitra) se réunit deux fois par an (en Mars et en Septembre) et a pouvoir de délibérer sur les questions concernant
la vie de l'Église entre deux Synodes. Ce Conseil National est constitué des Présidents de Régions et des Pasteurs coordinateurs des régions ainsi que
les Présidents des sept Branches d'activité commune (SAMPANA IRAISANA) :

  •  Jeunesse (Sampana Tanora Kristiana/STK),
  •  Scoutisme (Sampana TILY),
  •  Réveil (Sampana FIFOHAZANA), 
  • Chorales (Antoko Mpihira FPMA/AMF), 
  • Ecole de Dimanche  (Sekoly Alahady- Sekolin'ny Tenin'Andriamanitra/SA-STA),
  • Musique (Sampana ZAVA-MANENO), 
  • Femmes (Sampana Vehivavy Kristiana/SVK), 
  • des Présidents de Départements d'activités nationales (VATSY, Malagasy Mifanohana/MAMI), 
  • du Pasteur Coordinateur de la Pastorale (Fiaraha- miasan'ny Mpitandrina/FMM),
  • et du Directeur du Projet d'Église (Soritrasam- piangonana/SAP). 


Le Synode National élit le BUREAU EXECUTIF (Birao Foibe) composé du

  •  Pasteur Président Synodal, Président de la FPMA
  • deux Vice-Présidents dont l'un est pasteur et l'autre laïc, 
  • un Gestionnaire,
  • un Trésorier national,
  • un Secrétaire Exécutif
  • et un Conseiller.


      Au niveau régional, le CONSEIL REGIONAL (Komitim-paritany), organe délibératif, est constitué des Pasteurs des Paroisses de la région, des
Présidents des Conseils Presbytéraux, des Trésoriers des paroisses et des Présidents des Branches d'activité commune existant au niveau régional. Le
Bureau exécutif de la Région est composé d'un Président élu de la Région, du Pasteur Coordinateur de la Région, du Secrétaire de la Région et du
Trésorier de la Région.

      Au niveau local, c'est l'ASSEMBLEE DES MEMBRES ACTIFS (les communiants) qui a le pouvoir de délibération. Elle élit le Conseil
Presbytéral (Komitin'ny Tafo) composé des Diacres et des Présidents des Branches d'activité. Le Bureau Exécutif de la Paroisse est constitué par un
Président, un Secrétaire, un Gestionnaire, un Trésorier, et le Pasteur de la Paroisse.


      La FPMA a été soutenue depuis sa création par la FEDERATION DES ÉGLISES PROTESTANTES DE MADAGASCAR (FFPM),

avec pour objectif à l'origine de sauvegarder les valeurs sociales et spirituelles des malgaches chrétiens et rassembler tous les Protestants

malgaches à l'étranger en une Église Protestante unie, avant-garde de l'union des Églises Protestantes de Madagascar. C'est pourquoi elle

est dès sa création une Église unie, luthéro-réformée.

      La FPMA a pour vocation de réunir en son sein tous les Protestants malgaches, quelle que soit leur église d'origine à Madagascar. En 1996, lors
de l'Assemblée Générale de la FFPM, quand on a décidé d'abandonner l'idée d'une union de l'Église Luthérienne et de l'Église Réformée à Madagascar, l'assemblée
a choisi d'octroyer son autonomie à la FPMA qui ne l'a même pas demandée. À l'origine, la FPMA ne comptait que 8 paroisses (la première étant
Montpellier) alors que maintenant elle en a 34, dont deux hors de la France Métropole ( une à Le Port LA REUNION et une à Abidjan en COTE D'IVOIRE) ;
reparties en six Régions :

     Il existe aussi de nouvelles Communautés de prière, paroisses en probation (Fiaraha-mivavaka ho FPMA) affiliées à la FPMA en Allemagne, en
Suisse, aux Etats-Unis d'Amérique, au Canada, et au Congo Démocratique.

 

Paroisses FPMA

      Elle compte actuellement près de 30000 membres (pratiquants et périodiques confondus). Selon les Règlements Intérieurs de la FPMA, une
Communauté de prière doit passer deux années de probation, parrainée par une paroisse déjà existante, avant de demander l'approbation du Synode national
de la FPMA pour être accueillie comme paroisse à part entière.

 

      Elle est actuellement membre associé de la FEDERATION PROTESTANTE DE FRANCE et le processus de son adhésion comme membre à part entière est en
cours. Elle est aussi membre associé permanent de l'ASSOCIATION NATIONALE  DES ÉGLISES LUTHERIENNES DE FRANCE (ANELF) et demande d'adhérer comme membre
à part entière du CONSEIL OCUMENIQUE DES ÉGLISES (COE/WCC), ainsi que des organisations internationales ouvrant pour la Mission : La COMMUNAUTE

ÉVANGELIQUE D'ACTION APOSTOLIQUE (CEVAA) et le DEPARTEMENT FRANÇAIS D'ACTION APOSTOLIQUE (DEFAP).

      Mais la FPMA est déjà membre à part entière depuis 1997 de la FEDERATION LUTHERIENNE MONDIALE (FLM/LWF) et de l'ALLIANCE REFORMEE MONDIALE
(ARM/WARC) et de la CONFERENCE DES ÉGLISES CHRETIENNES EUROPEENNES (KEK).
Avec l'Aumônerie Catholique Malgache en France (AKAMA) et les Anglicans, elle constitue LE CONSEIL DES ÉGLISES CHRETIENNES MALGACHES EN FRANCE
(FFKM-France). Pour citer un petit détail, la FPMA a sa propre liturgie (proposée à l'origine par une commission mixte luthéro-réformée à Madagascar
pour être la liturgie de la future Église Protestante Malgache unie). Celle-ci allie la liturgie propre aux Réformés et celle des Luthériens, mais
qui dans son ensemble s'inspire de la liturgie d'Hyppolyte de Rome et de Saint Cyprien. Une Commission le la Liturgie continue à travailler pour son
amélioration (la dernière modification date de 2004).

 

Orientation théologique


      Elle se veut être une «Communion en Mission pour la guérison et pour une vie en abondance» dans son orientation théologique mise en chantier dans un PROJET D'ÉGLISE commencé en 2002. Dans sa Constitution adoptée lors du 26ème Synode Général, tenu à La Rochette (Melun) en novembre 1998, les objectifs de la FPMA sont définis comme les suivants :

  • L'annonce de l'Évangile de Jésus Christ à tout homme, notamment aux Malgaches d'origine, résidant ou de passage en France (et dans tout autres pays hors du territoire de Madagascar)
  • Le service, la louange, et la célébration de Dieu par la prédication et l'enseignement de la Parole de Dieu en langue malgache, dans la mesure du possible.
  • La promotion de la culture et de la formation spirituelle de ses membres en vue de leur développement et leur plein épanouissement selon l'Esprit de Dieu.
  • La sensibilisation des membres au respect et à la préservation de la culture malgache afin qu'is puissent rendre témoignage de leur foi à travers leur langue et culture.
  • La concrétisation des enseignements de l'Évangile par des oeuvres sociales et de développement et par tout effort en vue du règne de la justice, de la paix et de la solidarité.
  • Le soutien des efforts pour l'oecuménisme et l'adhésion aux mouvements oecuméniques en vue d'une Église Chrétienne Universelle.
  • L'interdiction de prendre partie pour une organisation politique, de la soutenir et de collaborer avec elle.
  • Entre deux synodes généraux, la FPMA organise une Convention nationale (Zaikabe nasionaly) où tous les membres de la FPMA sont conviés.
C'est un moment de rencontre, de joie et de partage. Non seulement nous en profitons pour réunir ensemble tous les membres des différentes Commissions  et des Départements nationaux pour leur donner des formations de recyclage, mais elle permet aussi à tous les paroissiens de la FPMA venus des différentes paroisses à travers toute la France de se rencontrer et vivre un moment social et culturel « à la malgache ». Des conférences seront tenues, avec la participation des personnalités invitées. La FPMA est une église en croissance.

 

      Nous retenons pour y parvenir les neuf points proposés par Helmut Weidemann :
  • Un conseil d'Église qui a une cible et qui tient compte de deuxdons spirituels absolument nécessaires : don spirituel de la foi et don de direction.
  • Des «ouvriers» qualifiés par leurs dons.
  • Une joie enthousiaste dans la vie spirituelle et au service duChrist.
  • Des structures confirmées et modes de travail.
  • Des petites cellules très vivantes (Groupe de maisons, Cellules de quartier, groupes d'intérêt commun, etc.).
  • Une diaconie «évangélique» orientée vers les besoins des groupes ciblés afin que l'on puisse témoigner de l'Évangile qui atteint l'être humain et qu'il comprend réellement.
  • Des cultes «inspirés» pendant lesquels règne une bonne atmosphère qui permet aux membres de l'Église comme les nouveaux venus de se sentir à l'aise.
  • Importance de la discipline dans l'Église. 
  • Priorité absolue accordée à l'évangélisation.

 

      Nous avons assisté ces dernières années à des remous au sein de la FPMA. Trois nouvelles églises en diaspora viennent d'être créées en France  par nos anciennes «Églises- mères» et ces Églises de Madagascar nous reprochent d'être une «église dissidente», voire même «une secte» pour certains dirigeants. Nous reconnaissons que la FPMA est loin d'être parfaite (d'ailleurs une église ne le peut jamais car elle reste toujours humaine), mais nous nous permettons de saluer la volonté de nos membres d'aller toujours vers l'avant. Le grand problème auquel nous sommes encore confrontés actuellement est le manque de personnes reconnues à exercer le ministère pastoral. Depuis 2004, ce ministère pastoral au sein de la FPMA assuré depuis sa création par des bénévoles, évolue petit à petit vers le ministère pastoral à caractère permanent.

 

      Seulement trois pasteurs (dont le Président Synodal) sont actuellement des ministres à plein temps supportés par l'Église, et dans les prochaines années trois autres le seront bientôt. Nous oeuvrons actuellement, en collaboration avec l'Église Luthérienne Suisse et avec le soutien de la Fédération Luthérienne Mondiale à la revalorisation des formations au ministère pastoral et ce travail vise à pourvoir dans les dix prochaines  années toutes les paroisses de la FPMA de pasteurs permanents. Nous cherchons aussi à entrer en collaboration avec les organisations et des Églises de confession protestante qui sont susceptibles de nous aider pour atteindre cet objectif.


      Paris, Août 2006

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