Personal tools

La Bible en 6 ans

Samedi 4 Septembre 2010 - Galates 2.1-10

From leGuide - aide de lecture biblique pour adultes. Published on Sep 04, 2010.

2 Quatorze ans après, je montai de nouveau à Jérusalem avec Barnabas, ayant aussi pris Tite avec moi; 2et ce fut d'après une révélation que j'y montai. Je leur exposai l'Evangile que je prêche parmi les païens, je l'exposai en particulier à ceux qui sont les plus considérés, afin de ne pas courir ou avoir couru en vain. 3Mais Tite, qui était avec moi, et qui était Grec, ne fut pas même contraint de se faire circoncire. 4Et cela, à cause des faux frères qui s'étaient furtivement introduits et glissés parmi nous, pour épier la liberté que nous avons en Jésus-Christ, avec l'intention de nous asservir. 5Nous ne leur cédâmes pas un instant et nous résistâmes à leurs exigences, afin que la vérité de l'Evangile fût maintenue parmi vous. 6 Ceux qui sont les plus considérés-quels qu'ils aient été jadis, cela ne m'importe pas: Dieu ne fait point acception de personnes, - ceux qui sont les plus considérés ne m'imposèrent rien. 7 Au contraire, voyant que l'Evangile m'avait été confié pour les incirconcis, comme à Pierre pour les circoncis, - 8car celui qui a fait de Pierre l'apôtre des circoncis a aussi fait de moi l'apôtre des païens, - 9et ayant reconnu la grâce qui m'avait été accordée, Jacques, Céphas et Jean, qui sont regardés comme des colonnes, me donnèrent, à moi et à Barnabas, la main d'association, afin que nous allassions, nous vers les païens, et eux vers les circoncis. 10Ils nous recommandèrent seulement de nous souvenir des pauvres, ce que j'ai bien eu soin de faire.

Évangile de jésus-christ selon… paul, jean, pierre et les autres !

Tout ce discours au sujet des rencontres entre Paul et les autres apôtres, la question de la circoncision et les éléments de la visite de Paul à Jérusalem, peuvent nous paraître bien étrangers et propres au 1er siècle. Et pourtant, derrière ce contexte apparemment très marqué, se cachent des vérités fortes encore valables aujourd’hui.

Un Évangile unique, universel, intemporel

L’argumentation de l’apôtre est très claire : rien ne sert de jouer Paul contre Pierre, ou Jean contre Paul. Il n’y a pas d’Évangile de Jean ou d’Évangile de Paul. Il n’y a que l’Évangile de Jésus-Christ, sur lequel les apôtres sont en parfait accord et qu’ils présentent chacun selon son propre style. Mais il n’y a aucune contradiction entre eux dans le message présenté. L’Évangile apostolique est constitué d’un noyau central de doctrines reconnaissables, enseignées par les apôtres à la suite de Jésus et conservées dans le Nouveau Testament (1 Cor 15.11ss). Un seul Évangile, donc un seul christianisme et non des alternatives tout aussi valables les unes que les autres. Cela est toujours valable aujourd’hui et les divisions de l’Église ne peuvent être que le fruit d’une mauvaise compréhension de l’Évangile ou de l’orgueil des hommes.

Défendre la vérité de l’Évangile

Paul, par ailleurs très doux avec les faibles dans la foi (Rom 14-15), fait ici preuve d’intransigeance pour la défense du cœur de l’Évangile.

« Tirons tous cette conclusion : nous nous laisserons certes dépouiller de nos biens, de notre réputation, de notre vie, et de tout ce que nous possédons ; mais nous ne supporterons jamais que nous soient arrachés l’Évangile, notre foi, et Jésus-Christ lui-même ! Maudite soit toute humilité qui s’abaisserait et se soumettrait dans ce domaine-là ! Au contraire, que tout chrétien soit fier et sans pitié, de peur de renier le Christ »*.

À méditer

Comment se traduit aujourd’hui pour nous, pour chacun dans son contexte, la défense de l’Évangile ?

Philippe Laurent

* Luther, Commentaire sur l’Épître aux Galates, 1531 – cité par John Stott p.42.

Vendredi 3 Septembre 2010 - Galates 1.11-24

From leGuide - aide de lecture biblique pour adultes. Published on Sep 03, 2010.

11 Je vous déclare, frères, que l'Evangile qui a été annoncé par moi n'est pas de l'homme; 12car je ne l'ai ni reçu ni appris d'un homme, mais par une révélation de Jésus-Christ. 13Vous avez su, en effet, quelle était autrefois ma conduite dans le judaïsme, comment je persécutais à outrance et ravageais l'Eglise de Dieu, 14et comment j'étais plus avancé dans le judaïsme que beaucoup de ceux de mon âge et de ma nation, étant animé d'un zèle excessif pour les traditions de mes pères. 15Mais, lorsqu'il plut à celui qui m'avait mis à part dès le sein de ma mère, et qui m'a appelé par sa grâce, 16de révéler en moi son Fils, afin que je l'annonçasse parmi les païens, aussitôt, je ne consultai ni la chair ni le sang, 17et je ne montai point à Jérusalem vers ceux qui furent apôtres avant moi, mais je partis pour l'Arabie. Puis je revins encore à Damas. 18Trois ans plus tard, je montai à Jérusalem pour faire la connaissance de Céphas, et je demeurai quinze jours chez lui. 19Mais je ne vis aucun autre des apôtres, si ce n'est Jacques, le frère du Seigneur. 20Dans ce que je vous écris, voici, devant Dieu, je ne mens point. 21J'allai ensuite dans les contrées de la Syrie et de la Cilicie. 22Or, j'étais inconnu de visage aux Eglises de Judée qui sont en Christ; 23seulement, elles avaient entendu dire: Celui qui autrefois nous persécutait annonce maintenant la foi qu'il s'efforçait alors de détruire. 24Et elles glorifiaient Dieu à mon sujet.

L’évangile selon paul

Paul défend l’origine divine de son message par des arguments biographiques. Suite à sa conversion, il n’est pas entré en contact direct avec les apôtres de Jérusalem. Ce n’est donc pas d’eux qu’il a reçu son message. Vu son passé de persécuteur zélé, il est inimaginable que ce message soit le résultat de sa réflexion personnelle. Par conséquent, l’Évangile dont Paul est porteur est bien celui de Dieu. Son accord avec les apôtres de Jérusalem en sera la preuve finale (voir 2.6-7).

Paul et le christianisme

Dès le premier siècle et jusqu’à aujourd’hui, il est de bon ton, en certains milieux, de jouer « Jésus contre Paul ». On a fait de l’apôtre le réel fondateur du christianisme, mais au prix de la trahison du message de son maître. Est-ce bien raisonnable ? Paul se défend avec ardeur dans le texte de ce jour.

Son enseignement paraît sec et sévère ? Il l’a pourtant reçu directement du Christ et enseigne en parfaite concordance et cohérence avec les paroles de son maître !

Paul ne nous présenterait que des opinions humaines sur l’Évangile de Jésus ? Il déclare que son message ne doit rien aux hommes, mais tout à la révélation de Jésus !

Paul ne serait que le reflet de la pensée de l’Église de son temps ? Il est totalement indépendant des responsables ecclésiaux de son époque.

« Voici donc notre dilemme : acceptons-nous le récit de Paul concernant l’origine de son message, récit étayé par de solides preuves historiques ? Ou préférons-nous notre propre théorie, même dénuée de toute preuve historique ? Si Paul avait raison en affirmant que son Évangile n’était pas de l’homme, mais de Dieu (cf. Rom.1.1), dans ce cas, rejeter Paul revient à rejeter Dieu » (John Stott, « Appelés à la liberté », éd. Emmaüs, p.33)

Philippe Laurent

Jeudi 2 Septembre 2010 - Galates 1.1-10

From leGuide - aide de lecture biblique pour adultes. Published on Sep 02, 2010.

1 Paul, apôtre, non de la part des hommes, ni par un homme, mais par Jésus-Christ et Dieu le Père, qui l'a ressuscité des morts, 2et tous les frères qui sont avec moi, aux Eglises de la Galatie: 3que la grâce et la paix vous soient données de la part de Dieu le Père et de notre Seigneur Jésus-Christ, 4qui s'est donné lui-même pour nos péchés, afin de nous arracher du présent siècle mauvais, selon la volonté de notre Dieu et Père, 5qui soit la gloire aux siècles des siècles! Amen! 6Je m'étonne que vous vous détourniez si promptement de celui qui vous a appelés par la grâce de Christ, pour passer à un autre Evangile. 7Non pas qu'il y ait un autre Evangile, mais il y a des gens qui vous troublent, et qui veulent renverser l'Evangile de Christ. 8Mais, quand nous-mêmes, quand un ange du ciel annoncerait un autre Evangile que celui que nous vous avons prêché, qu'il soit anathème! 9 Nous l'avons dit précédemment, et je le répète à cette heure: si quelqu'un vous annonce un autre Evangile que celui que vous avez reçu, qu'il soit anathème! 10Et maintenant, est-ce la faveur des hommes que je désire, ou celle de Dieu? Est-ce que je cherche à plaire aux hommes? Si je plaisais encore aux hommes, je ne serais pas serviteur de Christ.

Un seul évangile !

Dès l’introduction, Paul, de façon radicale, souligne qu’il n’y a qu’un seul Évangile, une seule bonne nouvelle, même si, dès le premier siècle, certains voulaient déformer ce message. Ces « fauteurs de troubles » qui « tordent l’Évangile » (7) peuvent tout autant venir de l’intérieur que de l’extérieur de l’Église*. L’apôtre invoque sur eux la malédiction, même si le messager de cet Évangile déformé** était un ange ou lui-même. L’Évangile de Jésus-Christ est trop important : c’est la gloire de Dieu (5), le destin éternel des hommes (4) et la stabilité de l’Église qui sont en cause (7).

Les marques de l’Évangile

Comment repérer ceux qui annoncent un Évangile tordu ? Paul trace aux Galates des pistes que nous pouvons encore suivre aujourd’hui :

Contenu : l’Évangile est celui de la grâce de Dieu manifestée en Jésus-Christ par sa mort et sa résurrection (1 ; 4). Quand l’homme amoindrit Dieu et sa grâce pour renforcer la part humaine dans le salut (par l’intelligence, les actes, la religion ou la moralité), ce n’est plus l’Évangile. Cette grâce est un don que nous avons à recevoir.

Origine : l’Évangile est celui que les apôtres ont prêché (2 ; 10)

L’Évangile aujourd’hui

Aujourd’hui, l’Église chrétienne est divisée par des « variations d’évangile » plus ou moins grandes. Certaines sont secondaires, d’autres fondamentales. Paul nous rappelle que nous devons revenir sans cesse à la source. Aucun titre (docteur, pasteur, prêtre, etc.) n’authentifiera jamais le message comme évangélique ; seul le contenu du message certifiera le messager comme fidèle ou non. À nous de faire le tri, quoi qu’en pensent les hommes, pour la gloire de Dieu.

Philippe Laurent Du 2 au 12 septembre

* Peu importe, aux judaïsants ou aux théologiens de la mort de Dieu, Paul rappelle qu’il n’y a qu’un seul accès à Dieu : par la grâce en Jésus-Christ, vrai homme et vrai Dieu, mort et ressuscité.

** Littéralement « inversé ».

Mercredi 1 Septembre 2010 - 2 Rois 17.24-41

From leGuide - aide de lecture biblique pour adultes. Published on Sep 01, 2010.

24Le roi d'Assyrie fit venir des gens de Babylone, de Cutha, d'Avva, de Hamath et de Sepharvaïm, et les établit dans les villes de Samarie à la place des enfants d'Israël. Ils prirent possession de Samarie, et ils habitèrent dans ses villes. 25Lorsqu'ils commencèrent à y habiter, ils ne craignaient pas l'Eternel, et l'Eternel envoya contre eux des lions qui les tuaient. 26On dit au roi d'Assyrie: Les nations que tu as transportées et établies dans les villes de Samarie ne connaissent pas la manière de servir le dieu du pays, et il a envoyé contre elles des lions qui les font mourir, parce qu'elles ne connaissent pas la manière de servir le dieu du pays. 27Le roi d'Assyrie donna cet ordre: Faites-y aller l'un des prêtres que vous avez emmenés de là en captivité; qu'il parte pour s'y établir, et qu'il leur enseigne la manière de servir le dieu du pays. 28Un des prêtres qui avaient été emmenés captifs de Samarie vint s'établir à Béthel, et leur enseigna comment ils devaient craindre l'Eternel. 29Mais les nations firent chacune leurs dieux dans les villes qu'elles habitaient, et les placèrent dans les maisons des hauts lieux bâties par les Samaritains. 30Les gens de Babylone firent Succoth-Benoth, les gens de Cuth firent Nergal, les gens de Hamath firent Aschima, 31ceux d'Avva firent Nibchaz et Tharthak; ceux de Sepharvaïm brûlaient leurs enfants par le feu en l'honneur d'Adrammélec et d'Anammélec, dieux de Sepharvaïm. 32Ils craignaient aussi l'Eternel, et ils se créèrent des prêtres des hauts lieux pris parmi tout le peuple: ces prêtres offraient pour eux des sacrifices dans les maisons des hauts lieux. 33Ainsi ils craignaient l'Eternel, et ils servaient en même temps leurs dieux d'après la coutume des nations d'où on les avait transportés. 34Ils suivent encore aujourd'hui leurs premiers usages: ils ne craignent point l'Eternel, et ils ne se conforment ni à leurs lois et à leurs ordonnances, ni à la loi et aux commandements prescrits par l'Eternel aux enfants de Jacob qu'il appela du nom d'Israël. 35L'Eternel avait fait alliance avec eux, et leur avait donné cet ordre: Vous ne craindrez point d'autres dieux; vous ne vous prosternerez point devant eux, vous ne les servirez point, et vous ne leur offrirez point de sacrifices. 36Mais vous craindrez l'Eternel, qui vous a fait monter du pays d'Egypte avec une grande puissance et à bras étendu; c'est devant lui que vous vous prosternerez, et c'est à lui que vous offrirez des sacrifices. 37Vous observerez et mettrez toujours en pratique les préceptes, les ordonnances, la loi et les commandements, qu'il a écrits pour vous, et vous ne craindrez point d'autres dieux. 38Vous n'oublierez pas l'alliance que j'ai faite avec vous, et vous ne craindrez point d'autres dieux. 39Mais vous craindrez l'Eternel, votre Dieu; et il vous délivrera de la main de tous vos ennemis. 40Et ils n'ont point obéi, et ils ont suivi leurs premiers usages. 41Ces nations craignaient l'Eternel et servaient leurs images; et leurs enfants et les enfants de leurs enfants font jusqu'à ce jour ce que leurs pères ont fait.

Émigration subie

Les bêtes sauvages ont besoin d'espace vital et se tiennent à bonne distance des humains. Ainsi, presque vidée de ses habitants, la terre d'Israël se repeuple... de lions*. Les pauvres déportés originaires de régions fertiles de Syrie interprètent immédiatement le phénomène selon leur propre vision du monde (26).

Le retour des prêtres

Il ne s'agissait pas d’un descendant d'Aaron formé à la rigueur de la loi de Moïse, mais sans doute d'un prêtre dédié au culte du veau institué par Jéroboam I. En principe, ce veau ne constituait qu'une représentation du Seigneur, interdite par le second commandement, mais qui sauvegardait le nom de YHWH** et qui préservait l'identité du peuple. Bientôt, il ne fut plus considéré qu'en tant que divinité locale.

Le retour des dieux étrangers

Si YHWH n'est plus qu'un dieu parmi les autres, on comprend que ces nouveaux habitants introduisent le culte des divinités qu'ils adoraient dans leur pays d'origine (29-31)***. La liste de ces divinités nous permet de compléter celle des villes d'où venaient les déportés, notamment Babylone (30). La politique de déportation systématique des peuples conquis a provoqué un mélange de populations sans précédent. Ce « mixage » explique l'impossibilité de démêler les origines des populations du Proche-Orient.

Un seul Dieu

Le recours à une autre divinité prouve que l'on n'a pas ou plus vraiment confiance dans le Seigneur. Ce devoir de fidélité de la foi monothéiste peut paraître intolérant. Cependant, si cette foi est sincère et ne constitue pas un prétexte pour prendre pouvoir sur autrui, elle inspire le respect envers ceux qui ont d'autres convictions.

Charles-Daniel Maire

* Le Deutéronome prouve que le phénomène était bien connu des Israélites et que c'est la raison pour laquelle Dieu n'a pas chassé massivement les Cananéens (Deut 7.22).

** Quatre lettres hébraïques qui désignent le nom de Dieu dans l’A.T. (Exode 3.15) et traduit par « le Seigneur ».

*** Nergal peut être ou un nom générique (on parle des nergals), ou le nom du dieu de la grande cité : le séjour des morts.

Mardi 31 Août 2010 - 2 Rois 17.13-23

From leGuide - aide de lecture biblique pour adultes. Published on Aug 31, 2010.

13L'Eternel fit avertir Israël et Juda par tous ses prophètes, par tous les voyants, et leur dit: Revenez de vos mauvaises voies, et observez mes commandements et mes ordonnances, en suivant entièrement la loi que j'ai prescrite à vos pères et que je vous ai envoyée par mes serviteurs les prophètes. 14Mais ils n'écoutèrent point, et ils roidirent leur cou, comme leurs pères, qui n'avaient pas cru en l'Eternel, leur Dieu. 15Ils rejetèrent ses lois, l'alliance qu'il avait faite avec leurs pères, et les avertissements qu'il leur avait adressés. Ils allèrent après des choses de néant et ne furent eux-mêmes que néant, et après les nations qui les entouraient et que l'Eternel leur avait défendu d'imiter. 16Ils abandonnèrent tous les commandements de l'Eternel, leur Dieu, ils se firent deux veaux en fonte, ils fabriquèrent des idoles d'Astarté, ils se prosternèrent devant toute l'armée des cieux, et ils servirent Baal. 17Ils firent passer par le feu leurs fils et leurs filles, ils se livrèrent à la divination et aux enchantements, et ils se vendirent pour faire ce qui est mal aux yeux de l'Eternel, afin de l'irriter. 18Aussi l'Eternel s'est-il fortement irrité contre Israël, et les a-t-il éloignés de sa face. -Il n'est resté que la seule tribu de Juda. 19Juda même n'avait pas gardé les commandements de l'Eternel, son Dieu, et ils avaient suivi les coutumes établies par Israël. - 20L'Eternel a rejeté toute la race d'Israël; il les a humiliés, il les a livrés entre les mains des pillards, et il a fini par les chasser loin de sa face. 21Car Israël s'était détaché de la maison de David, et ils avaient fait roi Jéroboam, fils de Nebath, qui les avait détournés de l'Eternel, et avait fait commettre à Israël un grand péché. 22Les enfants d'Israël s'étaient livrés à tous les péchés que Jéroboam avait commis; ils ne s'en détournèrent point, 23jusqu'à ce que l'Eternel eût chassé Israël loin de sa face, comme il l'avait annoncé par tous ses serviteurs les prophètes. Et Israël a été emmené captif loin de son pays en Assyrie, où il est resté jusqu'à ce jour.

Un ressort du péché

La révolte du peuple est d'autant plus grave qu'il a été averti par des prophètes. C'est donc en toute connaissance de cause qu'il s'est détourné du Seigneur et a violé son Alliance. Seul motif qui permette d'expliquer cette infidélité : l'envie d'imiter les nations voisines (15).

Progression dans le mal

L'auteur évoque des faits qui marquent la progression dans la révolte. Les deux veaux sont sans doute ceux que Jéroboam I avait fabriqués pour que le peuple n'aille plus adorer à Jérusalem (1 Rois 12.29). En faisant cela, Jéroboam incitait le peuple à violer le second commandement. Il y a pire avec les poteaux sacrés et surtout le dieu Baal (16)*… et plus grave encore, les sacrifices d'enfants et la magie. Ce n'est pas un hasard s’ils sont placés ensemble à l'étape suivante. Il ne s'agit plus de pratiques religieuses pour chercher à se concilier les faveurs des divinités locales, mais de pratiques occultes dont le but est de s'arroger pouvoir, puissance et richesse au détriment des plus faibles.

La colère du Seigneur

La patience de Dieu est immense. Il en a supporté des infidélités ! À quelle mesure d'horreur fallut-il en arriver pour déclencher sa colère ? Si l'idée d'un jugement divin est souvent mal acceptée, c'est à cause de l'ignorance des réalités exposées dans ce jugement. Ce n'est pas Dieu qui rejette les hommes, mais les hommes qui rejettent Dieu et qui font tout pour lui être insupportables. Alors il les livre aux puissances de ce monde.

Un ressort du péché

À trois reprises revient le motif de l'imitation (15, 21, 22). C'est qu'il s'agit là d'un trait caractéristique de la nature humaine.

Demandons à Dieu de nous faire prendre conscience de ce que nous faisons simplement pour imiter notre entourage.

Charles-Daniel Maire

* La mention des astres fait sans doute référence à des pratiques qui venaient de la Perse.

Lundi 30 Août 2010 - 2 Rois 17.1-12

From leGuide - aide de lecture biblique pour adultes. Published on Aug 30, 2010.

17 La douzième année d'Achaz, roi de Juda, Osée, fils d'Ela, régna sur Israël à Samarie. Il régna neuf ans. 2Il fit ce qui est mal aux yeux de l'Eternel, non pas toutefois comme les rois d'Israël qui avaient été avant lui. 3Salmanasar, roi d'Assyrie, monta contre lui; et Osée lui fut assujetti, et lui paya un tribut. 4Mais le roi d'Assyrie découvrit une conspiration chez Osée, qui avait envoyé des messagers à So, roi d'Egypte, et qui ne payait plus annuellement le tribut au roi d'Assyrie. Le roi d'Assyrie le fit enfermer et enchaîner dans une prison. 5Et le roi d'Assyrie parcourut tout le pays, et monta contre Samarie, qu'il assiégea pendant trois ans. 6La neuvième année d'Osée, le roi d'Assyrie prit Samarie, et emmena Israël captif en Assyrie. Il les fit habiter à Chalach, et sur le Chabor, fleuve de Gozan, et dans les villes des Mèdes. 7Cela arriva parce que les enfants d'Israël péchèrent contre l'Eternel, leur Dieu, qui les avait fait monter du pays d'Egypte, de dessous la main de Pharaon, roi d'Egypte, et parce qu'ils craignirent d'autres dieux. 8Ils suivirent les coutumes des nations que l'Eternel avait chassées devant les enfants d'Israël, et celles que les rois d'Israël avaient établies. 9Les enfants d'Israël firent en secret contre l'Eternel, leur Dieu, des choses qui ne sont pas bien. Ils se bâtirent des hauts lieux dans toutes leurs villes, depuis les tours des gardes jusqu'aux villes fortes. 10Ils se dressèrent des statues et des idoles sur toute colline élevée et sous tout arbre vert. 11Et là ils brûlèrent des parfums sur tous les hauts lieux, comme les nations que l'Eternel avait chassées devant eux, et ils firent des choses mauvaises, par lesquelles ils irritèrent l'Eternel. 12Ils servirent les idoles dont l'Eternel leur avait dit: Vous ne ferez pas cela.

Pas meilleur, mais moins mauvais …

Les dates du règne d'Osée soulignent une période de flottement*. Son trône pourrait lui avoir été disputé durant huit ans. Mais, comme pour les autres rois, c'est une évaluation de sa fidélité au Seigneur qui intéresse surtout l'auteur. Il semble avoir du mal à la faire pour ce dernier souverain du royaume du Nord, comme en témoigne la formule qu'il adopte (2). Salmanazar est le successeur de Téglath-Phalasar** ; avec lui, l'Assyrie parvient au faîte de sa puissance. Elle couvrait la Syrie, la Mésopotamie, la Perse et la Médie. La révolte d'Osée et son ultime tentative d'appeler l'Égypte à son secours était désespérée. En plus, cette vaine tentative lui vaut de passer pour un traître. D'après une inscription assyrienne, Osée est cité à comparaître devant Salmanazar à Ninive où il a dû être déporté avant la chute de Samarie.

Réquisitoire

La fin du chapitre restitue le procès du peuple. Aujourd'hui, l'accusation a la parole (7-12). Le chef d'accusation : en adorant d'autres dieux (7), le peuple a péché contre le Seigneur qui l’avait délivré de l'Égypte. Résultent de cette idolâtrie : l'adoption de coutumes étrangères à l'alliance (8), des paroles inadmissibles, l'adoption de lieux et de pierres sacrés multiples (9-10) pour y offrir des sacrifices et y commettre de « si mauvaises actions » que le Seigneur s'irrita (11). Le culte des idoles récapitule cette infidélité (12).

Le péché du peuple d'Israël constitue avant tout une attitude d'une ingratitude inqualifiable. Il ne peut signifier autre chose que le refus de vivre de la bonté et de la grâce du Seigneur. Le jugement du Seigneur consiste à prendre acte de ce refus et à livrer son peuple aux maîtres qu'il a lui-même choisis.

Charles-Daniel Maire

* Il a renversé Péca dans la quatrième année d'Ahaz, or ici il est question de la douzième année d'Ahaz.

** Il s'agit de Salmanazar IV successeur de Téglath-Phalasar II.

Dimanche 29 Août 2010 - 2 Rois 16.1-20

From leGuide - aide de lecture biblique pour adultes. Published on Aug 29, 2010.

16 La dix-septième année de Pékach, fils de Remalia, Achaz, fils de Jotham, roi de Juda, régna. 2Achaz avait vingt ans lorsqu'il devint roi, et il régna seize ans à Jérusalem. Il ne fit point ce qui est droit aux yeux de l'Eternel, son Dieu, comme avait fait David, son père. 3Il marcha dans la voie des rois d'Israël; et même il fit passer son fils par le feu, suivant les abominations des nations que l'Eternel avait chassées devant les enfants d'Israël. 4Il offrait des sacrifices et des parfums sur les hauts lieux, sur les collines et sous tout arbre vert. 5Alors Retsin, roi de Syrie, et Pékach, fils de Remalia, roi d'Israël, montèrent contre Jérusalem pour l'attaquer. Ils assiégèrent Achaz; mais ils ne purent pas le vaincre. 6Dans ce même temps, Retsin, roi de Syrie, fit rentrer Elath au pouvoir des Syriens; il expulsa d'Elath les Juifs, et les Syriens vinrent à Elath, où ils ont habité jusqu'à ce jour. 7Achaz envoya des messagers à Tiglath-Piléser, roi d'Assyrie, pour lui dire: Je suis ton serviteur et ton fils; monte, et délivre-moi de la main du roi de Syrie et de la main du roi d'Israël, qui s'élèvent contre moi. 8Et Achaz prit l'argent et l'or qui se trouvaient dans la maison de l'Eternel et dans les trésors de la maison du roi, et il l'envoya en présent au roi d'Assyrie. 9Le roi d'Assyrie l'écouta; il monta contre Damas, la prit, emmena les habitants en captivité à Kir, et fit mourir Retsin. 10Le roi Achaz se rendit à Damas au-devant de Tiglath-Piléser, roi d'Assyrie. Et ayant vu l'autel qui était à Damas, le roi Achaz envoya au sacrificateur Urie le modèle et la forme exacte de cet autel. 11Le sacrificateur Urie construisit un autel entièrement d'après le modèle envoyé de Damas par le roi Achaz, et le sacrificateur Urie le fit avant que le roi Achaz fût de retour de Damas. 12A son arrivée de Damas, le roi vit l'autel, s'en approcha et y monta: 13il fit brûler son holocauste et son offrande, versa ses libations, et répandit sur l'autel le sang de ses sacrifices d'actions de grâces. 14Il éloigna de la face de la maison l'autel d'airain qui était devant l'Eternel, afin qu'il ne fût pas entre le nouvel autel et la maison de l'Eternel; et il le plaça à côté du nouvel autel, vers le nord. 15Et le roi Achaz donna cet ordre au sacrificateur Urie: Fais brûler sur le grand autel l'holocauste du matin et l'offrande du soir, l'holocauste du roi et son offrande, les holocaustes de tout le peuple du pays et leurs offrandes, verses-y leurs libations, et répands-y tout le sang des holocaustes et tout le sang des sacrifices; pour ce qui concerne l'autel d'airain, je m'en occuperai. 16Le sacrificateur Urie se conforma à tout ce que le roi Achaz avait ordonné. 17Et le roi Achaz brisa les panneaux des bases, et en ôta les bassins qui étaient dessus. Il descendit la mer de dessus les boeufs d'airain qui étaient sous elle, et il la posa sur un pavé de pierres. 18Il changea dans la maison de l'Eternel, à cause du roi d'Assyrie, le portique du sabbat qu'on y avait bâti et l'entrée extérieure du roi. 19Le reste des actions d'Achaz, et tout ce qu'il a fait, cela n'est-il pas écrit dans le livre des Chroniques des rois de Juda? 20Achaz se coucha avec ses pères, et il fut enterré avec ses pères dans la ville de David. Et Ezéchias, son fils, régna à sa place.

Plaire, mais à qui ?

C'est probablement lors du siège de Jérusalem, dans un désespoir extrême, qu’Ahaz poussa l'idolâtrie jusqu'à une telle horreur (3). C'est sans doute pour éviter que son allié ne vienne à Jérusalem que ce roi se rend ensuite à Damas qui vient d'être conquise. Il y trouve une source d'inspiration pour « renouveler » le culte du Seigneur !

Situation internationale

Dans la lecture d'hier, la Syrie tentait de résister aux assauts de l'Assyrie en nouant des alliances avec les peuples voisins (15.37). Ainsi, Juda s'allie avec l'Assyrie (7) contre la Syrie qui lui a pris la ville stratégique d'Élath sur la Mer Rouge, tandis que le royaume du Nord, qui a été trahi par l'Assyrie, choisit Damas. Une fois de plus, Juda et Israël se retrouvent dans les camps adverses.

Un monument hautement symbolique

Cette situation explique la fascination d'Ahaz pour les réalisations prestigieuses qu'il découvre à Damas. L'autel dont il fait faire une copie avait sans doute été dressé par Téglath-Phalasar. Il comprenait un escalier majestueux qui devait aussi servir de « cadran solaire ». C'est à lui que se réfèrera Ézéchias (2 Rois 20.11). Cette fonction était probablement liée à un culte du Soleil. À part le sacrifice du roi, les sacrifices célébrés sur cet autel correspondent au rituel lévitique. Ahaz n'abandonne donc pas le culte du Seigneur comme les rois du Nord. Cependant, en remplaçant l'autel dressé par Salomon*, il met sa pratique religieuse au goût de son « protecteur », à qui il offre ce qui reste des trésors du temple (17-18).

À méditer

Ahaz se rend coupable d'une grave compromission dont le royaume de Juda ne se remettra pas. Cette dérive nous menace aussi dès que nous cherchons à plaire aux hommes plutôt qu'à Dieu.

Charles-Daniel Maire

* Le roi se réserve le droit de fixer le sort de cet autel. Mais il se garde de révéler ce qu'il en fera, probablement pour ne pas froisser les fidèles qui y étaient attachés.

Samedi 28 Août 2010 - 2 Rois 15.23-38

From leGuide - aide de lecture biblique pour adultes. Published on Aug 28, 2010.

23La cinquantième année d'Azaria, roi de Juda, Pekachia, fils de Menahem, régna sur Israël à Samarie. Il régna deux ans. 24Il fit ce qui est mal aux yeux de l'Eternel; il ne se détourna point des péchés de Jéroboam, fils de Nebath, qui avait fait pécher Israël. 25Pékach, fils de Remalia, son officier, conspira contre lui; il le frappa à Samarie, dans le palais de la maison du roi, de même qu'Argob et Arié; il avait avec lui cinquante hommes d'entre les fils des Galaadites. Il fit ainsi mourir Pekachia, et il régna à sa place. 26Le reste des actions de Pekachia, et tout ce qu'il a fait, cela est écrit dans le livre des Chroniques des rois d'Israël. 27La cinquante-deuxième année d'Azaria, roi de Juda, Pékach, fils de Remalia, régna sur Israël à Samarie. Il régna vingt ans. 28Il fit ce qui est mal aux yeux de l'Eternel; il ne se détourna point des péchés de Jéroboam, fils de Nebath, qui avait fait pécher Israël. 29Du temps de Pékach, roi d'Israël, Tiglath-Piléser, roi d'Assyrie, vint et prit Ijjon, Abel-Beth-Maaca, Janoach, Kédesch, Hatsor, Galaad et la Galilée, tout le pays de Nephthali, et il emmena captifs les habitants en Assyrie. 30Osée, fils d'Ela, forma une conspiration contre Pékach, fils de Remalia, le frappa et le fit mourir; et il régna à sa place, la vingtième année de Jotham, fils d'Ozias. 31Le reste des actions de Pékach, et tout ce qu'il a fait, cela est écrit dans le livre des Chroniques des rois d'Israël. 32La seconde année de Pékach, fils de Remalia, roi d'Israël, Jotham, fils d'Ozias, roi de Juda, régna. 33Il avait vingt-cinq ans lorsqu'il devint roi, et il régna seize ans à Jérusalem. Sa mère s'appelait Jeruscha, fille de Tsadok. 34Il fit ce qui est droit aux yeux de l'Eternel; il agit entièrement comme avait agi Ozias, son père. 35Seulement, les hauts lieux ne disparurent point; le peuple offrait encore des sacrifices et des parfums sur les hauts lieux. Jotham bâtit la porte supérieure de la maison de l'Eternel. 36Le reste des actions de Jotham, et tout ce qu'il a fait, cela n'est-il pas écrit dans le livre des Chroniques des rois de Juda? 37Dans ce temps-là, l'Eternel commença à envoyer contre Juda Retsin, roi de Syrie, et Pékach, fils de Remalia. 38Jotham se coucha avec ses pères, et il fut enterré avec ses pères dans la ville de David, son père. Et Achaz, son fils, régna à sa place.

Commencement de la fin

« Plus ça change, plus c'est la même chose », dit un proverbe. Ainsi vont la plupart des révolutions : on croit éliminer les souverains indignes, et ceux qui les remplacent ne valent pas mieux ! Pecahia et Péca auraient pu donner leur nom à un « modèle » de gouvernement par coup d'État qui est toujours en vigueur dans le Tiers Monde. David, pourtant oint par Samuel pour remplacer Saül, n'est pas tombé dans le piège. Il a su attendre l'heure de Dieu.

Première déportation

Les accords chèrement payés par Menahem sont violés par Téglath-Phalasar. Une grande partie du royaume (le nord et l'est) est conquise. Pour s'assurer que le pays ne se révoltera pas, ses habitants sont déportés. La politique de Menahem qui avait appauvri les citoyens aisés s'est avérée désastreuse. La révolution contre le fils de Menahem n'a donc rien de surprenant.

Yotam

La mère de Yotam (33) et son grand-père maternel ne sont peut-être pas pour rien dans la fidélité de ce roi de Juda. Son père Azaria, alias Osias, n'avait certes pas été idolâtre, mais n'avait pas été un modèle de piété (2 Chron 26.16-22). Notre texte laisse entendre que Yotam aurait pu montrer plus de zèle pour le Seigneur. Sa tolérance à l'égard des hauts lieux était probablement liée au désir de plaire au peuple qui était très attaché aux pratiques ancestrales célébrées sur ces lieux sacrés*.

Plaire au Seigneur, jusqu'où ?

Quels sont les « hauts lieux » que nous sommes tentés de tolérer ? On songe aux pratiques de spéculation financière qui ont modernisé le culte de Mammon. Si l'on ne peut s'attaquer à la Bourse, il y a lieu de veiller à ne pas se laisser séduire par la spéculation financière qui se fait forcément au détriment de l'intérêt du prochain et de la société.

Charles-Daniel Maire

* La loi de Moïse était très claire : on devait sacrifier au Seigneur dans un lieu unique (Deut 12). En conservant les anciens lieux sacrés pour y adorer le Seigneur, le peuple s'exposait à un syncrétisme étranger aux lois de l'alliance.

Vendredi 27 Août 2010 - 2 Rois 15.8-22

From leGuide - aide de lecture biblique pour adultes. Published on Aug 27, 2010.

8La trente-huitième année d'Azaria, roi de Juda, Zacharie, fils de Jéroboam, régna sur Israël à Samarie. Il régna six mois. 9Il fit ce qui est mal aux yeux de l'Eternel, comme avaient fait ses pères; il ne se détourna point des péchés de Jéroboam, fils de Nebath, qui avait fait pécher Israël. 10Schallum, fils de Jabesch, conspira contre lui, le frappa devant le peuple, et le fit mourir; et il régna à sa place. 11Le reste des actions de Zacharie, cela est écrit dans le livre des Chroniques des rois d'Israël. 12Ainsi s'accomplit ce que l'Eternel avait déclaré à Jéhu, en disant: Tes fils jusqu'à la quatrième génération seront assis sur le trône d'Israël. 13Schallum, fils de Jabesch, régna la trente-neuvième année d'Ozias, roi de Juda. Il régna pendant un mois à Samarie. 14Menahem, fils de Gadi, monta de Thirtsa et vint à Samarie, frappa dans Samarie Schallum, fils de Jabesch, et le fit mourir; et il régna à sa place. 15Le reste des actions de Schallum, et la conspiration qu'il forma, cela est écrit dans le livre des Chroniques des rois d'Israël. 16Alors Menahem frappa Thiphsach et tous ceux qui y étaient, avec son territoire depuis Thirtsa; il la frappa parce qu'elle n'avait pas ouvert ses portes, et il fendit le ventre de toutes les femmes enceintes. 17La trente-neuvième année d'Azaria, roi de Juda, Menahem, fils de Gadi, régna sur Israël. Il régna dix ans à Samarie. 18Il fit ce qui est mal aux yeux de l'Eternel; il ne se détourna point, tant qu'il vécut, des péchés de Jéroboam, fils de Nebath, qui avait fait pécher Israël. 19Pul, roi d'Assyrie, vint dans le pays; et Menahem donna à Pul mille talents d'argent, pour qu'il l'aidât à affermir la royauté entre ses mains. 20Menahem leva cet argent sur tous ceux d'Israël qui avaient de la richesse, afin de le donner au roi d'Assyrie; il les taxa chacun à cinquante sicles d'argent. Le roi d'Assyrie s'en retourna, et ne s'arrêta pas alors dans le pays. 21Le reste des actions de Menahem, et tout ce qu'il a fait, cela n'est-il pas écrit dans le livre des Chroniques des rois d'Israël? 22Menahem se coucha avec ses pères. Et Pekachia, son fils, régna à sa place.

Nouveau paysage politique

Triste refrain ! Tous les rois, même les plus obscurs, même ceux qui n'ont régné que peu de temps ont droit à une place sur la liste du grand monument historique que constitue le Livre des Rois. Zacharie, Challoum et Menahem n'auront rien fait d'autre que d'inscrire leur nom dans la lignée de Jéroboam, fils de Nebath dont la doctrine consiste à se représenter Dieu selon une image conforme à la culture ambiante. Seules de brèves mentions bien peu glorieuses les distinguent.

Tristes mémoires

De Zacharie, il ne reste que l'exécution publique (10). Ce détail suffit à montrer qu'il avait plus d'ennemis que de partisans. De Challoum, on se souvient qu'il a comploté et qu'il a été assassiné (14, 15). Quant à Menahem, il aurait dû être condamné pour crimes contre l'humanité (16) ! Rien ne distingue ces souverains des tyrans d'alentour. Ils font néanmoins partie de l'histoire du peuple de Dieu.

Triste environnement

L'Assyrie émerge comme puissance internationale. Nation militaire d'une brutalité sans pareille, elle va représenter une menace constante pour Juda et Israël. Menahem se vend au roi d'Assyrie pour se maintenir au pouvoir et ce sont ses sujets aisés qui paient l'énorme tribut. En fait, pour le royaume du Nord, c'est le commencement de la fin. Menahem et son fils régneront jusqu'en 742 av. J.-C., soit vingt ans avant la déportation du peuple et la destruction de Samarie.

Sans Dieu, pas d'avenir

Hors de l'alliance avec Dieu, livré à lui-même, l'être humain, sa famille et son peuple parviennent certes à se faire « une place au soleil » pour quelques décennies, mais très vite d'autres familles vouées, elles aussi, à passer, font parler d'elles en monopolisant richesse et pouvoir. Il n'y a rien de nouveau sous le soleil !

À méditer

Quelle place l'alliance de grâce a-t-elle dans notre vie et celle de notre famille ?

Charles-Daniel Maire Du 27 août au 1er septembre

Verset 19 : Poul est le nom babylonien de Téglath-Phalasar II (souvent orthographié en Tiglath-Piléser) dont nous allons entendre parler plus loin. Il est bien connu de l'histoire profane.

Jeudi 26 Août 2010 - 2 Rois 14.23-15.7

From leGuide - aide de lecture biblique pour adultes. Published on Aug 26, 2010.

23La quinzième année d'Amatsia, fils de Joas, roi de Juda, Jéroboam, fils de Joas, roi d'Israël, régna à Samarie. Il régna quarante et un ans. 24Il fit ce qui est mal aux yeux de l'Eternel; il ne se détourna d'aucun des péchés de Jéroboam, fils de Nebath, qui avait fait pécher Israël. 25Il rétablit les limites d'Israël depuis l'entrée de Hamath jusqu'à la mer de la plaine, selon la parole que l'Eternel, le Dieu d'Israël, avait prononcée par son serviteur Jonas, le prophète, fils d'Amitthaï, de Gath-Hépher. 26Car l'Eternel vit l'affliction d'Israël à son comble et l'extrémité à laquelle se trouvaient réduits esclaves et hommes libres, sans qu'il y eût personne pour venir au secours d'Israël. 27Or l'Eternel n'avait point résolu d'effacer le nom d'Israël de dessous les cieux, et il les délivra par Jéroboam, fils de Joas. 28Le reste des actions de Jéroboam, tout ce qu'il a fait, ses exploits à la guerre, et comment il fit rentrer sous la puissance d'Israël Damas et Hamath qui avaient appartenu à Juda, cela n'est-il pas écrit dans le livre des Chroniques des rois d'Israël? 29Jéroboam se coucha avec ses pères, avec les rois d'Israël. Et Zacharie, son fils, régna à sa place. 15 La vingt-septième année de Jéroboam, roi d'Israël, Azaria, fils d'Amatsia, roi de Juda, régna. 2Il avait seize ans lorsqu'il devint roi, et il régna cinquante-deux ans à Jérusalem. Sa mère s'appelait Jecolia, de Jérusalem. 3Il fit ce qui est droit aux yeux de l'Eternel, entièrement comme avait fait Amatsia, son père. 4Seulement, les hauts lieux ne disparurent point; le peuple offrait encore des sacrifices et des parfums sur les hauts lieux. 5L'Eternel frappa le roi, qui fut lépreux jusqu'au jour de sa mort et demeura dans une maison écartée. Et Jotham, fils du roi, était à la tête de la maison et jugeait le peuple du pays. 6Le reste des actions d'Azaria, et tout ce qu'il a fait, cela n'est-il pas écrit dans le livre des Chroniques des rois de Juda? 7Azaria se coucha avec ses pères, et on l'enterra avec ses pères dans la ville de David. Et Jotham, son fils, régna à sa place.

Succès pour un mauvais roi

En annexant Hamath en Syrie, Jéroboam obtient le même succès que David. Dieu se serait-il trompé ? Comment peut-il bénir un si mauvais roi ?

Injuste !

En voyant les succès des méchants, le premier réflexe est de crier à l'injustice ! Pourtant, Dieu n'a jamais promis la bénédiction automatique pour les bons, et le rejet immédiat pour les méchants. D'ailleurs, qui peut se vanter d'être bon ? Les bons rois sont évalués à l'échelle de David qui n'était pas un modèle de perfection ! Comment Dieu peut-il gracier certains et condamner d'autres ?

Bonté divine

Tous ont péché et sont privés de la présence glorieuse de Dieu (Rom 3.23). À cause de ses fautes, David aussi méritait le rejet et la mort. Mais c'était sans compter sur la bonté divine ! Saisi par l'amour de Dieu, David a fait le choix d'écouter. Un cœur à l'écoute du Seigneur, prêt à se repentir de ses fautes, voilà ce qui fait la différence ! Mais personne ne peut s'en vanter.

Une bonté démesurée ?

Jéroboam I est le type des mauvais rois, car il n'a pas écouté Dieu. Pire : il a construit des veaux d'or, afin de pousser le peuple à rejeter l'Éternel (1 Rois 12.28). Jéroboam II ne fait pas mieux que son ancêtre du même nom... et pourtant, le Seigneur lui permet d'agrandir son royaume ! Car Dieu a vu la misère de son peuple. Alors, mystérieusement, il décide de lui accorder sa bonté.

À méditer

« Qu'as-tu à redire, si Dieu a voulu montrer sa colère et faire connaître sa puissance en supportant avec une immense patience ceux qui étaient les objets de sa colère, tous prêts pour la destruction ? » (Rom 9.22, BS).

Anne-Catherine Piguet
Document Actions